20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant
2/12/09
Le 20 novembre 1989, l’assemblée générale des Nations Unies adoptait la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide). À ce jour, tous les pays du monde l’ont ratifiée (sauf les États-Unis et la Somalie). Ce texte promeut, en 54 articles, une vision nouvelle de l’enfant, considéré comme une personne à part entière.
Dans sa première partie (jusqu’à l’article 41), la convention précise les obligations des États parties. Elle définit les droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels de l’enfant, affirme le rôle central de la famille. Parmi les domaines abordés : la santé, l’éducation, l’exploitation sexuelle, le travail, les loisirs, le handicap, l’adoption, la privation de liberté, la liberté d’expression et d’association… Les 2e et 3e parties décrivent ses modalités d’application et de contrôle.
20 ans après, si des progrès ont été faits, la situation des enfants reste cependant catastrophique sur bien des points de la planète (accès aux soins, alimentation, éducation…) En France, un des pays qui protègent le mieux les enfants, des points de vigilance demeurent concernant la justice des mineurs, la situation des Mineurs étrangers isolés, les enfants pauvres, la pédopsychiatrie.
Pour en savoir plus :
www.aidh.org
www.droitenfant.com

À l’occasion de cet anniversaire, le président de la République a reçu le 20 novembre, les dirigeants des principales associations actives en matière de protection de l'enfance. Parmi les onze institutions invitées, la Fondation d'Auteuil était représentée par son président, Bernard Prévost. Au cours du tour de table, celui-ci a rappelé les missions de la Fondation d'Auteuil. Il a insisté sur les effets négatifs de la crise économique ou de l'éclatement de nombreuses familles sur les enfants.
Parmi ses préconisations, le président de la Fondation d'Auteuil a souligné l'importance de la prise en compte globale des enfants en difficulté ainsi que de leur droit de vivre avec leurs deux parents. Il a souhaité que les droits de l'enfant soient une priorité portée au plus haut niveau de l'État, et que des États-généraux de l'enfance soient organisés dans les meilleurs délais.
À l'issue de la rencontre, Nicolas Sarkozy a confié à Nadine Morano, secrétaire d’État chargée de la
famille et de la solidarité, le soin d’organiser au semestre prochain des États généraux de l’enfance, avec les associations, les conseils généraux et les travailleurs sociaux.
Il s’agira :
- d’améliorer la transmission de l’information préoccupante.
- de valoriser le travail des travailleurs sociaux
- d’accroître la prévention de la maltraitance dans les premiers mois de l’enfant.
- de mieux venir en aide aux enfants qui vivent avec leur famille dans des situations de grande pauvreté.
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